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    <title>Radio Gandharva Gana - RSS Actualités - Billets d'humeur</title>
    <description>Radio Gandharva Gana - RSS Actualités - Billets d'humeur</description>
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      <title>Le feu et l’eau de la Grâce - Le billet d'humeur de Philippe Yacine Demaison</title>
      <description><![CDATA[Bonjour &agrave; toutes et &agrave; tous, ch&egrave;res auditrices et chers auditeurs.D&rsquo;abord, tous mes remerciements du c&oelig;ur &agrave; Swami Atmarupananda et &agrave; Naren, &agrave; toute l&rsquo;&eacute;quipe de Radio Gandharva G...]]></description>
      <pubDate>Fri, 14 Aug 2026 14:45:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &agrave; toutes et &agrave; tous, ch&egrave;res auditrices et chers auditeurs.<br>D&rsquo;abord, tous mes remerciements du c&oelig;ur &agrave; Swami Atmarupananda et &agrave; Naren, &agrave; toute l&rsquo;&eacute;quipe de Radio Gandharva Gana, de l&rsquo;Ashram, pour leur accueil sur les ondes de RGG.<br>Merci &agrave; eux. Un hommage tout particulier &agrave; Ramakrishna et &agrave; la lign&eacute;e de swamis, &agrave; leurs disciples, femmes et hommes, pour leur d&eacute;vouement, leurs engagements, qui ont permis au Centre Ramakrishna de Gretz de rayonner et de nous r&eacute;unir aujourd&rsquo;hui.<br>Je m&rsquo;appelle Philippe Yacine Demaison. Pour faire court, je suis le cofondateur des Assises de la Sagesse et celui de la revue Sagesses Vivantes. Nous serons ensemble pour un rendez-vous hebdomadaire dont la commande est un billet d&rsquo;humeur.<br>En ces temps de vacances, je vous l&rsquo;avoue, j&rsquo;aurais bien commenc&eacute; par une citation de Jean Giono que j&rsquo;adore : &laquo; O&ugrave; que vous alliez, qu&rsquo;importe le paradis que vous visitez, la premi&egrave;re personne que vous rencontrerez, c&rsquo;est vous-m&ecirc;me. &raquo;<br>Mais mon humeur n&rsquo;est pas l&agrave;.<br>Comme vous, je suis attrist&eacute;, meurtri par ces incendies de for&ecirc;t qui se propagent, ces m&eacute;gafeux &mdash; c&rsquo;est leur nouveau nom &mdash; incontr&ocirc;lables et sid&eacute;rants, portant des flammes jusqu&rsquo;&agrave; cent m&egrave;tres de hauteur, s&eacute;vissant dans le monde entier, en Europe et dans notre beau pays, en Gironde et dans le Var.<br>D&rsquo;autres feux aussi nous touchent profond&eacute;ment : ceux de la guerre, de la souffrance, de la famine, ceux de l&rsquo;isolement, de l&rsquo;incompr&eacute;hension, de la d&eacute;sunion, de la crainte. Tout ce qui fait mal &agrave; notre humanit&eacute; : une br&ucirc;lure qui consume tout le vivant et notre vivant.<br>Bien s&ucirc;r, ne dit-on pas : &laquo; C&rsquo;est la vie, c&rsquo;est normal, et apr&egrave;s&hellip; &raquo; ? En un sens, on peut toujours essayer de ramener cette angoisse qui monte &agrave; de l&rsquo;entendable, du rassurant, du g&eacute;rable. Mais &agrave; quel prix ?<br>Le r&eacute;el a la t&ecirc;te dure. Plus dure que la n&ocirc;tre, semble-t-il. Et du d&eacute;ni &agrave; l&rsquo;angoisse, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas, vite franchi quand notre maison br&ucirc;le ou quand notre mal-&ecirc;tre int&eacute;rieur persiste et empire.<br>Jacques Chirac, au Sommet du d&eacute;veloppement durable &agrave; Johannesburg, en 2002, affirma : &laquo; Notre maison br&ucirc;le et nous regardons ailleurs. &raquo;&hellip;<br>&laquo; Notre maison br&ucirc;le et nous regardons ailleurs. &raquo; Mais ce d&eacute;tournement du regard ne concerne-t-il pas notre terre int&eacute;rieure, qui se consume elle aussi ? Je parle de nos &acirc;mes, de nos corps.<br>Y a-t-il un lien ? Assur&eacute;ment. Toutes les sagesses du monde l&rsquo;affirment : un lien profond existe, un effet miroir entre l&rsquo;int&eacute;rieur de nous-m&ecirc;mes et ce qui prend forme dans le monde, au c&oelig;ur m&ecirc;me de l&rsquo;histoire de notre vie.<br>Kodo Sawaki Roshi, le ma&icirc;tre zen, alla jusqu&rsquo;&agrave; dire : &laquo; Nous portons l&rsquo;univers en nous. &raquo; Et il n&rsquo;est pas le seul.<br>&Eacute;coutons Dj&acirc;lal al-D&icirc;n R&ucirc;m&icirc;, le c&eacute;l&egrave;bre ma&icirc;tre et po&egrave;te soufi :<br>&laquo; Tout est un, la vague et la perle, la mer et la pierre. Rien de ce qui existe en ce monde n&rsquo;est en dehors de toi. Cherche bien en toi-m&ecirc;me ce que tu veux &ecirc;tre, puisque tu es tout. L&rsquo;histoire enti&egrave;re du monde sommeille en chacun de nous. &raquo;<br>Vous voyez o&ugrave; je veux en venir ?<br>Oui, le r&eacute;chauffement climatique, oui, l&rsquo;insouciance humaine. Et Vous avez entendu comme moi : &laquo; Aurions-nous pu le pr&eacute;voir ? &raquo; Aurions-nous pu le pr&eacute;voir&hellip; Ah bon. &raquo;<br>Mais cela dit-il le fond du probl&egrave;me ?<br>Excusez-moi d&rsquo;&ecirc;tre direct : et si c&rsquo;&eacute;tait nous, le vrai probl&egrave;me, le fond du probl&egrave;me ? Nous, en tant que responsables, &eacute;videmment ? Mais surtout nous, en nous-m&ecirc;mes. C&rsquo;est cela que je veux dire, pour &eacute;voquer la relation avec notre int&eacute;riorit&eacute;, pas simplement celle de notre ego, mais celle d&rsquo;un lieu plus essentiel, la cit&eacute; du Vivant au centre de nous-m&ecirc;mes, Brahmapura, c&eacute;l&eacute;br&eacute;e dans le Chandogya Upanishad.<br>Qu&rsquo;en est-il, oui, qu&rsquo;en est-il de notre &ecirc;tre int&eacute;rieur ? Quel dialogue &eacute;tablissons-nous avec lui ? En prenons-nous soin ? L&rsquo;entendons-nous vraiment ?<br>Pour revenir au feu, pour apaiser ces br&ucirc;lures ext&eacute;rieures et int&eacute;rieures, que manque-t-il ? Qu&rsquo;attend notre gorge ardente, sinon de l&rsquo;eau ?<br>Suffit-il de l&rsquo;eau, H₂O, ou d&rsquo;une eau&hellip; autre : l&rsquo;eau que nous portons en nous ?<br>J&rsquo;entends celle de la Gr&acirc;ce, de la Mis&eacute;ricorde, provenant de l&rsquo;esprit, du c&oelig;ur, de notre humanit&eacute; : une onde qui nourrit, apaise, donnant &eacute;quilibre et joie.<br>Un flux vivant, unissant le corps, l&rsquo;&acirc;me et l&rsquo;esprit dans un m&ecirc;me mouvement, une unit&eacute;, une seule volont&eacute;, dans un d&eacute;sir&hellip;<br>Osons, oui, pourquoi pas ? Posons-nous la question. Peut-&ecirc;tre l&rsquo;avenir du monde en d&eacute;pend-il, qui sait ?<br>Ah, bien s&ucirc;r, nous sommes faibles, fragiles, contradictoires, compliqu&eacute;s, et j&rsquo;en passe. Nous le vivons tous, nous nous sentons impuissants face &agrave; tant de d&eacute;fis, au-devant d&rsquo;un monde qui semble nous tomber sur la t&ecirc;te.<br>Cependant n&rsquo;oublions pas, : nous sommes des &ecirc;tres humains, porteurs d&rsquo;une force, d&rsquo;une Gr&acirc;ce &agrave; nulle autre pareille.<br>Et surtout, cette Mis&eacute;ricorde n&rsquo;attend que notre invocation, notre appel pour na&icirc;tre en nous et abreuver le monde.<br>C&rsquo;est une promesse &eacute;ternelle du Vivant : Shiva, Atman, Dieu, Allah, Wata Tanga, comme vous voulez l&rsquo;appeler. Mais Sa promesse est s&ucirc;re.<br>Une eau de vie enivrante, f&eacute;conde, gu&eacute;risseuse, existe bien, l&agrave;, en nous. Une &eacute;nergie vivante, positive, o&ugrave; nous puisons calme, amour, compr&eacute;hension et justesse aussi. Nous sommes invit&eacute;s &agrave; nous y relier &agrave; chaque instant.<br>Que faire ? Que faire ?<br>Ne fuyons pas le r&eacute;el, mes amis, si je peux vous appeler ainsi maintenant que nous nous connaissons un peu.<br>Oui, et si nous devenions des g&eacute;n&eacute;reux porteurs d&rsquo;eau, de toutes les eaux, mais premier lieu celle de la Gr&acirc;ce, de la Mis&eacute;ricorde ?<br>Le monde en a besoin, notre voisin en a besoin et chacun de nous la d&eacute;sire.<br>Comment ?<br>Habitons, sinc&egrave;rement, profond&eacute;ment, notre nature originelle, la fitra, comme la nomment les soufis, si belle, si parfaite.<br>Quel merveilleux pays sommes-nous en v&eacute;rit&eacute; !<br>&Eacute;coutez ce que Kodo Sawaki en dit :<br>&laquo; &Agrave; l&rsquo;origine, personne ne manque de rien. &Ecirc;tre Bouddha, c&rsquo;est pouvoir se faire confiance et &ecirc;tre en paix. Tout ce dont Sawaki a besoin, c&rsquo;est d&rsquo;&ecirc;tre Sawaki. Quoi d&rsquo;autre ?<br>Je ne d&eacute;sire rien d&rsquo;autre en cette vie, je ne me prosterne devant personne pour mendier. Je ne me cramponne &agrave; rien dans ce que les autres d&eacute;sirent de moi.<br>Quand j&rsquo;ai de quoi manger, je mange ; quand je n&rsquo;ai rien, je m&rsquo;abstiens. Mon esprit est fermement r&eacute;solu. Tant que durera ma vie, je vivrai, et &agrave; l&rsquo;heure de ma mort, je mourrai.<br>Aujourd&rsquo;hui, en cet instant, la vie s&rsquo;&eacute;tend devant moi, aussi vaste et claire que le ciel bleu. Que pourrait-il exister de plus beau ? &raquo;<br>N&rsquo;est-ce pas magnifique de simplicit&eacute; ?<br>Un dernier mot. Il est du Cheikh Akbar, du XIIe si&egrave;cle, Sidi Ibn al-Arabi, le grand ma&icirc;tre soufi andalou v&eacute;n&eacute;r&eacute; : &laquo; L&rsquo;origine du mouvement de la vie, c&rsquo;est l&rsquo;Amour. &raquo;<br>Alors soyons Amour, mes amis, soyons Amour et vive la Vie.<br>Continuez bien !</p>
<p style="text-align: right;">Philippe Yacine Demaison</p>]]></content:encoded>
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