Par Nitaï Gaurasundara Das
Mercredi 14 octobre 2026
Bonjour à toutes et à tous, en ce mercredi 14 octobre 2026.
La colère monte, les lycées sont bloqués, des affrontements entre CRS et étudiants. On a l’impression de vivre des émeutes qui peuvent dégénérer.
La France a déjà connu, bien sûr, ce genre d’événements.
Mais est-ce qu’on ne peut pas aller au-delà de ces manifestations extérieures et voir là un problème de civilisation ?
Alors, intéressant de remarquer, d’après des sondages qui ont été faits, qu’aux États-Unis — bon, vous savez que l’Europe suit de près le modèle de civilisation américain —, il y a cinquante ans, les trois plus gros problèmes qu’il y avait dans les écoles américaines, c’étaient les chewing-gums sous les pupitres, le bavardage en plein milieu des cours et la tricherie aux examens.
Alors, en 2026, les trois plus gros problèmes rencontrés dans les écoles américaines, vous allez voir la différence, hein.
Un : des adolescentes enceintes au lycée ou au collège.
Deux : des attaques de classes avec des armes et, bien sûr, des morts.
Trois : des menaces de mort et des attaques physiques contre les professeurs.
Donc, en cinquante ans, voyons l’évolution.
Alors, sur les réseaux sociaux, il y a un très beau poème qui circule pas mal, qui parle des paradoxes de notre époque.
Voilà, en gros, les lignes de ce très beau poème.
Nous avons des bâtiments toujours plus hauts, mais des tempéraments de plus en plus étroits.
Nous avons des autoroutes de plus en plus larges, mais des points de vue de plus en plus insignifiants.
Nous avons plus de connaissances, mais moins de patience, moins de tolérance.
Nous avons plus de diplômes, mais moins de bon sens.
Nous achetons plus, mais nous en profitons moins.
Nous gaspillons notre santé pour de la richesse, mais dépensons cette richesse durement gagnée pour retrouver la santé.
On a de plus en plus d’experts, mais de moins en moins de solutions.
On part à la découverte de l’espace intersidéral, mais on lutte pour comprendre notre espace intérieur.
Et je crois qu’on peut aller, etc., etc. On peut faire de telles analogies de plus en plus.
Donc, on vit réellement dans une société qui lutte.
Et qui lutte avec quoi ?
Avec soi-disant des principes de morale, avec des valeurs.
On entend parler sur les plateaux de tellement de valeurs, d’éthique, de caractère, etc.
Mais on ne comprend plus où trouver, tout simplement, la sensibilité humaine nécessaire à la recherche du bonheur.
Alors qu’en fait, les plus gros projets dans notre vie, ça devrait être non seulement d’acquérir, de toujours gagner plus, d’avoir de plus en plus de diplômes, d’être de plus en plus performant, mais de transformer notre cœur.
C’est peut-être la chose la plus invisible, le changement le plus invisible.
Il y a tellement de changements qui sont, disons, spectaculaires dans notre société.
En cinquante ans, effectivement, on a vu des changements spectaculaires, hein, de l’époque où on voyageait avec des cartes qu’il fallait lire jusqu’au GPS, ou, pour communiquer avec quelqu’un, il fallait écrire des lettres et attendre qu’il les ait lues et qu’il réponde.
Et maintenant, à l’instant T, on envoie un message en Australie et on a la réponse immédiate.
Oui, on a vu des changements extraordinaires.
Mais le vrai changement invisible, c’est la transformation, en fait, de notre cœur.
Parce que ce changement-là, c’est à nous de le piloter.
Plutôt que d’essayer de bloquer…
Alors là, on parle de blocage d’universités, de blocage de lycées, de collèges ou autres.
Mais les vrais blocages, où sont-ils pour pouvoir comprendre cette intelligence du cœur ?
Où sont les blocages ?
Alors, il y a une très belle analogie, c’est l’analogie de l’éléphant.
Alors, ça se passe en Inde, hein, où il y a encore beaucoup d’éléphants.
Et voilà, quelqu’un arrive et voit un éléphant qui est retenu par une corde, une simple corde attachée à un tronc d’arbre.
Un éléphant, il est costaud, il est très, très fort.
Il pourrait très facilement briser cette corde et puis s’enfuir, gagner sa liberté.
Alors, la personne arrive et demande au cornac :
Et puis le cornac lui répond :
Eh bien, est-ce que nous-mêmes, on n’a pas aussi quelque chose qui nous retient, une corde insignifiante, finalement, qui pourrait être brisée, mais qui nous retient bel et bien ?
Notre mental qui nous dicte, hein, ce que l’on doit faire, comment la société veut que l’on soit, le contexte culturel, les habitudes, le regard de l’autre, etc., etc., etc.
Ce mental qui dirige finalement notre vie et nous empêche réellement de faire cette transformation du cœur qui, bien sûr, pour nous, spiritualistes, ne peut pas être juste quelque chose de mécanique.
Cette transformation, elle ne peut pas être programmée chez un psy.
La transformation du cœur, c’est quand le cœur se laisse pénétrer par l’éveil spirituel, la compréhension qu’il existe une dimension bien supérieure dans la vie et qu’en tant qu’être humain, eh bien, on est là pour le comprendre, comprendre notre nature spirituelle et orchestrer sa vie autour de cette compréhension.
Les vrais blocages ne sont peut-être pas seulement
ceux que nous voyons dans les rues.
Ils sont aussi ces cordes invisibles du mental
que nous pouvons apprendre à reconnaître,
puis à dépasser par une transformation du cœur.
Voilà, eh bien, écoutez, je vous donne rendez-vous, non pas la semaine prochaine parce qu’il va y avoir des vacances scolaires, mais le mercredi 4 novembre.