BILLET D'HUMEUR : Au cœur de l’épreuve, le Mahā-mantra Par Nitaï Gaurasundara Das


09 septembre 2026
Le Billet d'humeur

Au cœur de l’épreuve,
le Mahā-mantra

Par Nitaï Gaurasundara Das

Bienvenue à tous nos auditeurs de Radio Gandharva Gana pour cette émission, ce billet d’humeur de tous les mercredis.

Je m’appelle Nitai et j’ai été invité par Naren à faire cette émission tous les mercredis.

Je remercie tous les dévots de Sri Ramakrishna Mission pour leur amitié depuis de nombreuses années, et particulièrement Swami Atmarupananda.

L’actualité nous rappelle l’impermanence

Voilà, l’actualité nous rattrape encore chaque semaine. Là, on a récemment appris ces éboulements dramatiques au Népal.

Et bien évidemment, cela nous rappelle le caractère tellement éphémère de ce monde. Il peut se passer n’importe quoi.

Surtout maintenant, dû à la folie des hommes, le monde croule sous tellement de fléaux. Quand ce n’est pas un incendie quelque part, c’est un tremblement de terre.

Pratiquement tous les jours, toutes les semaines, on a des catastrophes naturelles dans un coin de la planète.

Avec les médias, on est au courant tout de suite, on a des vues aux premières loges, si je puis dire, mais vraiment affligeantes.

Glissement de terrain dans le district de Rasuwa au Népal
Glissement de terrain à Rasuwa, Népal — image d’illustration. Photo : Shree Krishna Dhital, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Et là, vous savez tous, vous avez tous entendu, vu peut-être… C’est dramatique : ce glacier qui s’effondre, un torrent, une cascade de boue, de roches qui dévalent dans la vallée à une rapidité incroyable.

Alors, au milieu de tout cela, il y a une histoire qui m’a particulièrement beaucoup ému.

C’est l’histoire d’un contremaître pour une entreprise d’électricité népalaise. Il s’appelle monsieur Sha, un hindou, qui est resté bloqué pendant neuf jours dans une sorte de tunnel creusé dans la montagne.

Il travaillait quand il a été averti, mais très, très peu de temps avant que ça arrive. Et il a fait sortir tous ses ouvriers.

Il est resté, lui et un autre, bloqué par l’arrivée de masses rocheuses, de boue et tout devant le tunnel.

Il est resté bloqué neuf jours, sans manger bien évidemment. Et par bonheur, il a été rescapé. Les secours sont arrivés et l’ont sorti.

Alors, ce qui m’a évidemment beaucoup frappé, c’est que cette personne que l’on voit sur les photos, épuisée, les traits tirés, au bout...

Il est porté par quatre ou cinq personnes qui l’ont emmené, bien sûr, à l’hôpital de Katmandou. Il est complètement au bout, au bout, au bout.

Neuf jours dans le tunnel

Alors, cela a fait le tour de la presse indienne, puis des réseaux sociaux.

Il dit :

« Pendant les neuf jours, je me voyais fini, mais j’ai chanté le mahā-mantra Hare Krishna pendant neuf jours avec la lueur d’espoir que j’arriverais à sortir de ce tunnel. »

Et c’est ce qui est arrivé.

Alors, bien évidemment, c’est un parmi des milliers ! On sait qu’il y en a des milliers qui sont morts là-dedans. Dans quelle détresse…

Donc, parmi les formes de souffrance auxquelles l’âme conditionnée est livrée, cette souffrance physique cause énormément d’anxiété.

Le Mahā-mantra au cœur de l’épreuve

Ce chant, cette vibration transcendantale, le mahā-mantra :

Hare Krishna, Hare Krishna,
Krishna Krishna, Hare Hare,

Hare Rāma, Hare Rāma,
Rāma Rāma, Hare Hare.

Non seulement, dans des circonstances complètement catastrophiques comme celles-là, ça soulage bien évidemment le mental de toute forme d’anxiété, mais cette vibration complètement transcendantale est une méthode sublime pour raviver notre conscience spirituelle.

Dévot de Krishna chantant lors d'un kirtan
Un dévot de Krishna lors d’un kirtan en Inde — Photo : Tapas Kumar Halder, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Raviver notre conscience spirituelle

En tant qu’être vivant, spirituel, âme spirituelle, ātma en sanskrit, on est tous à l’origine conscients de Dieu. C’est notre dharma. De la même façon que le dharma du feu, c’est de brûler.

Donc, en tant qu’âme spirituelle, on a cet appel pour le divin qui est là en nous tous.

En tant qu’âme spirituelle, nous portons en nous cet appel vers le Divin.

Mais, dû à notre contact répété depuis des vies et des vies avec la matière, notre conscience est complètement polluée maintenant par l’environnement matériel qui nous entoure.

Et dans cet environnement pollué, on essaie, bien sûr — voilà l’exemple du Népal — de percer la montagne, d’aller sous l’océan…

La science a tellement de moyens maintenant d’aller exploiter la nature.

Mais en fait, on devient de plus en plus piégé par les complexités de cette matière, de cette nature matérielle qu’on n’arrive finalement pas à dominer, à maîtriser complètement.

Mais voilà, on pense quand même qu’on est les maîtres de cette nature matérielle. Et ça, on l'appelle, bien sûr, l’illusion, Māyā.

Māyā
Croire que nous sommes les maîtres absolus de la nature matérielle : c’est cela que la tradition désigne comme l’illusion, Māyā.

Et dans cette Māyā, dans cette illusion généralisée, eh bien, on lutte. On lutte tous pour l’existence, finalement.

Mais on est rattrapé par les lois de la nature matérielle.

Donc cette lutte illusoire contre les éléments matériels, cela peut être arrêté finalement dès qu’on ravive notre conscience spirituelle.

Ce n’est pas quelque chose d’artificiel. Il s’agit de retrouver notre conscience spirituelle originelle, qui est l’énergie naturelle de l’être vivant.

La puissance du son transcendantal

Alors, par le simple fait d’entendre cette vibration sonore transcendantale, eh bien, la conscience spirituelle est ravivée.

Voilà, c’est la méthode qui, en fait, est recommandée dans des tas de shastras, de textes sacrés, dans les Purāṇas, les Upanishads : dans cet âge, dans cet âge particulièrement contaminé qu’on appelle l’âge de Kali, l’âge de la discorde, l’âge de l’hypocrisie, eh bien, on peut raviver notre conscience spirituelle en chantant ce mahā-mantra, qu’on appelle aussi le grand chant de la délivrance.

Dans cet âge particulièrement contaminé que l’on appelle l’âge de Kali — l’âge de la discorde et de l’hypocrisie — nous pouvons raviver notre conscience spirituelle en chantant le Mahā-mantra.

Voilà.

Et par cette méthode, connaître déjà l’extase transcendantale que n’importe qui, qui peut accéder à sa nature spirituelle, peut expérimenter.

Voilà donc, ça nous encourage.

Radha et Krishna au temple ISKCON de Vrindavan
Radha et Krishna au temple ISKCON de Vrindavan — Photo : Kridha20, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Se reconnecter à sa nature spirituelle

La première émission que j’ai écoutée sur Radio Gandharva Gana, j’ai écouté un kirtan parce que j’adore les kirtans et, justement, je suis tombé sur le mahā-mantra avec Krishna.

Ça m’a tout de suite rempli le cœur de joie.

Donc, je vous invite également
à vous connecter à votre nature spirituelle.

À bientôt, à très bientôt.
À mercredi prochain.

Hare Krishna, Hare Krishna,
Krishna Krishna, Hare Hare,
Hare Rāma, Hare Rāma,
Rāma Rāma, Hare Hare.
Nitaï Gaurasundara Das
Le Billet d'humeur — Radio Gandharva Gana
Crédits photographiques :
« Landslide in Rasuwa » — Shree Krishna Dhital, licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0, via Wikimedia Commons.
« Krishna devotee » — Tapas Kumar Halder, licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0, via Wikimedia Commons.
« Radha Krishna at Iskcon Vrindavan » — Kridha20, licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0, via Wikimedia Commons.

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article