28 septembre 2026
Souccot :
une même justice pour tous
Par Rabbin Gabriel Hagai
Que la paix, la miséricorde de Dieu et sa bénédiction soient sur vous tous.
Alors, nous sommes actuellement dans notre fête de Souccot, celle qui va clore le cycle de nos grandes fêtes de la rentrée.
La fête de Souccot, dans le cycle agricole des fêtes bibliques, célèbre les dernières récoltes : la récolte de la vigne, des olives, des dattes, des grenades, des figues, etc., avant la saison des pluies, la saison de l’hiver.
Souccot signifie « les cabanes », tout simplement.
Donc, on doit sortir de chez soi et aller résider pendant sept jours dans une cabane temporaire, une cabane de branchages.
Le loulav et les quatre espèces
À l’occasion de cette fête aussi, on va agiter un loulav, c’est-à-dire un bouquet composé de quatre espèces végétales symboliques : la palme, c’est le loulav ; un cédrat, un étrog, qui est une sorte de citron un peu rustique ; du myrte, qu’on appelle hadas ; et du saule, arava.
Voilà, toutes ces quatre espèces végétales sont considérées comme sacrées.
On va les agiter pour attirer la bénédiction sur l’année qui va arriver, l’année agricole, pour que Dieu nous envoie la pluie en Terre Sainte et qu’on puisse avoir de bonnes récoltes.
La joie de Simhat Torah
Et à la fin de cette fête de Souccot, nous allons fêter Simhat Torah, la réjouissance de la Torah, parce que Dieu nous a donné la Torah. On va danser avec les rouleaux de la Torah.
C’est une fête très joyeuse.
Une réflexion sur la justice et l’équité
Et pour compléter mon billet d’humeur, quelque chose, avec la venue du pape Léon XIV en France, m’a fait penser à une réflexion.
Alors, je suis très, très content que les Français se soient réveillés, que leur foi se réveille, que la prière soit même célébrée dans la rue.
Mais je suis un peu gêné par un certain deux poids, deux mesures du gouvernement ou de la société française, parce que soit on permet la prière dans la rue pour tout le monde, soit on l’interdit pour tout le monde, mais on ne peut pas l’interdire pour certaines confessions et le permettre pour d’autres confessions.
Voilà, c’était une petite direction de réflexion, parce qu’on doit chercher quand même la justesse et la justice.
Et ça, c’est le plus important.
On doit être juste, équitable envers nos amis, envers tous nos enfants.
Si on a plusieurs enfants, on doit faire très attention à bien partager les choses comme elles sont.
Et dans l’histoire biblique, on a vu, par exemple, avec Jacob, quand il a préféré son fils Joseph par rapport aux autres, que ça a entraîné beaucoup, beaucoup d’histoires.
Voilà, c’est peut-être la petite réflexion négative que j’ai, alors que je trouve que les prières sont magnifiques, les prières dans la rue sont magnifiques.
La dévotion et l’enthousiasme que les gens ont eus ici, lors de la visite du pape Léon XIV, sont magnifiques et c’est très beau.
Et ça, ça doit se partager.
Par-delà les appartenances religieuses
Ça doit se partager par-delà les appartenances religieuses, les appartenances de foi et de croyance.
Et on doit tous se respecter les uns les autres dans nos croyances.
On sait bien que ce n’est pas parce que notre religion, notre spiritualité détient la vérité que les autres ne sont pas dans la vérité ou sont dans la non-vérité.
Non, non.
On est tous dans une vérité qui peut revêtir des vêtements différents.
Et l’important, c’est la direction. C’est le doigt, la direction vers laquelle le doigt pointe.
Et ça, il faut toujours s’en rappeler.
Donc, on est très contents que les Français, les Parisiens, aient pu prier dans la rue lors de la venue du pape Léon.
Et on souhaiterait que ce soit le cas pour tout le monde.
Merci.
Que Dieu vous bénisse.
Soukka à Ein HaNatziv — Danny-w, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
Étrog et loulav sur un marché de Souccot à Jérusalem — Danielrosehill, CC0, via Wikimedia Commons.
Pape Léon XIV — via Wikimedia Commons. Image d’illustration du passage consacré à sa visite en France.
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